Depuis plusieurs années, les relations entre Ouagadougou et paris se sont envenimées, marquées par une méfiance croissante et des divergences profondes sur la gestion de la sécurité régionale. Au cœur des tensions,la lutte contre le terrorisme au Sahel a exacerbé les critiques burkinabè à l’encontre de la France,accusée de néocolonialisme et d’ingérence dans les affaires intérieures. Les accusations de complicité ou de passivité vis-à-vis des groupes jihadistes portées par certaines factions politiques ont fragilisé le dialog diplomatique, transformant une coopération jadis étroite en un affrontement ouvert.

par ailleurs, l’évolution du paysage géopolitique régional encourage de nouveaux repositionnements. Le Burkina Faso a manifesté son désir d’affirmer sa souveraineté en s’ouvrant à d’autres partenaires internationaux,notamment la Russie,alimentant ainsi la défiance de la France. Parmi les enjeux majeurs, on peut souligner :

  • la quête d’indépendance stratégique face à une influence jugée excessive de l’ancienne puissance coloniale.
  • La réorientation de la politique de sécurité, avec un accent mis sur des alliances alternatives dans la lutte antiterroriste.
  • La montée des mouvements anti-français au sein de la société civile et des forces armées.