Une atmosphère oppressante et une violation constante des droits fondamentaux : plusieurs personnes placées au centre de rétention de Marseille ont livré des récits accablants sur leur quotidien dans cet établissement. Selon leurs témoignages recueillis anonymement,la promiscuité,le manque d’hygiène et l’absence de soins médicaux adéquats constituent des conditions de vie dégradantes,assimilables à une forme de torture psychologique. L’un d’eux déclare : « On nous enferme sans raison valable, dans des cellules froides, avec très peu de nourriture et aucune possibilité de sortir. C’est pire que la prison. »

Ce décalage flagrant entre la réalité vécue et la mission affichée par les autorités suscite une vive inquiétude au sein des associations de défense des droits humains. Les retenus dénoncent également :

  • Un isolement prolongé sans accès à une activité sociale ou à un accompagnement psychologique
  • une surveillance policière constante qui engendre un profond sentiment d’angoisse
  • Une interaction presque inexistante avec leurs familles ou leurs avocats