La double victimisation de Lyhanna soulève une problématique profonde et largement dénoncée lors des récents rassemblements féminins à travers la France. Alors que la victime de violences conjugales a d’abord subi l’agression, c’est ensuite l’échec des institutions censées la protéger qui a aggravé sa situation. Beaucoup ont pointé du doigt des procédures judiciaires longues, un manque d’écoute et un suivi insuffisant, contribuant ainsi à un sentiment d’abandon de la part des autorités. Les manifestantes réclament des réformes urgentes et une prise en charge plus humaine, notamment par :

  • des dispositifs d’accueil améliorés dans les commissariats et tribunaux,
  • une formation renforcée des professionnels du droit et des forces de l’ordre,
  • une meilleure coordination entre services sociaux, médicaux et judiciaires.

Plus largement, ce cri d’alarme invite à une réflexion collective sur les mécanismes institutionnels permettant de protéger réellement les femmes. À travers la mobilisation de plusieurs milliers de participantes, la France démontre une fois encore que ces enjeux doivent être placés au cœur des priorités publiques. Les appels à une justice plus réactive et à une société plus consciente des violences de genre se font entendre, exigeant non seulement des réponses juridiques mais aussi un changement culturel profond.