Malgré une volonté affichée de renforcer la collaboration entre les secteurs médical, vétérinaire et environnemental, les obstacles restent nombreux. Les différences de méthodologies, les disparités dans les financements et le cloisonnement institutionnel freinent une véritable synergie. À Lyon, les débats ont mis en lumière la complexité d’harmoniser des disciplines souvent éloignées, tant dans leur vocabulaire que dans leurs priorités stratégiques. De plus, les experts s’accordent sur le fait que l’intégration durable passe par des réformes profondes, notamment en matière de formation et de gouvernance, ce qui ne pourra être réalisé qu’à long terme.

Plusieurs questions clés émergent toutefois comme des pistes prometteuses, même si leur concrétisation semble encore lointaine :

  • La centralisation des données afin d’améliorer la surveillance des zoonoses et des risques environnementaux.
  • Le développement d’outils numériques facilitant l’interopérabilité entre experts.
  • Des partenariats renforcés entre acteurs publics et privés pour mobiliser des ressources supplémentaires.

Cependant, les attentes exprimées au sommet restent empreintes d’une certaine défiance, dévoilant un constat partagé : l’ambition devra s’accompagner d’un pragmatisme patient.