Dans les années 1980, la France figurait parmi les leaders mondiaux de la microélectronique, portée par une volonté politique forte et des investissements conséquents dans la recherche et développement. Pourtant, le déclin progressif de cette filière stratégique s’explique avant tout par un manque de coordination entre les acteurs publics et privés, ainsi qu’une sous-estimation des enjeux globaux. Aujourd’hui, pour retrouver cette excellence, il est impératif de remettre au cœur des priorités nationales un soutien accru à l’innovation, notamment via des fonds dédiés à la recherche et un accompagnement renforcé des start-ups spécialisées.

Parmi les pistes à privilégier, on peut citer :

  • La création de pôles technologiques intégrés rassemblant laboratoires, universités et entreprises;
  • La formation spécialisée pour répondre aux besoins très pointus en compétences techniques;
  • Un cadre réglementaire agile favorisant les projets collaboratifs et les partenariats internationaux;
  • Le soutien à la production locale afin d’éviter une dépendance technologique dangereuse face aux géants asiatiques et américains.