Délocaliser un derby aussi emblématique que OM-PSG au Koweït marque un tournant inquiétant dans la gestion des calendriers footballistiques. Ce choix, plus dicté par des intérêts financiers que sportifs, illustre la marchandisation extrême du football européen, au détriment de ses valeurs historiques et de ses supporteurs locaux. L’équilibre des compétitions est ainsi remis en cause, avec des retombées incertaines sur la performance des joueurs et l’expérience des fans. Cette mutation accélérée témoigne d’une dérive où les dates traditionnelles sont sacrifiées sur l’autel du business global.

Par ailleurs, l’utilisation de clubs comme Strasbourg en tant que « laboratoire » pour des tests tactiques ou commerciaux par des géants comme Chelsea en dit long sur la métamorphose du football moderne. Cette tendance à transformer le jeu en un terrain d’expérimentations, souvent voué à des stratégies plus marketing que sportives, fracture la lisibilité et la cohérence des compétitions. Un aperçu en chiffres :

Élément Avant 2020 Depuis 2020
Nombre de matchs délocalisés 2 12
Participation hors-Europe 6% 28%
Appels d’offres commerciaux Peu fréquents Multipliés
  • Perte d’identité sportive : Des rencontres clés qui perdent leur authenticité historique.
  • Pression accrue sur les joueurs : Conséquences physiques et mentales face à un calendrier toujours plus chargé.
  • Exaspération des supporters : Un éloignement géographique qui dilue la ferveur et l’appartenance locale.