Dans le contexte inquiétant entourant l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, les frontières entre terrorisme et criminalité organisée apparaissent de plus en plus floues, dessinant une nouvelle forme d’hybridation inquiétante. Ce meurtre, qualifié d’«acte terroriste mafieux», illustre comment certains groupes criminels s’approprient les méthodes terroristes — intimidation massive, message politique violent — pour asseoir leur domination dans des territoires stratégiques. Au-delà des simples règlements de comptes, ces actes cherchent à semer la terreur dans la population locale, renforçant une emprise qui dépasse la seule sphère économique et touche à la gouvernance sociale.

Cette alliance informelle entre bandes criminelles et mouvances terroristes s’articule autour de plusieurs points clés :

  • Financement : recours à des trafics de drogue pour financer des opérations violentes à caractère terroriste.
  • Recrutement : utilisation des réseaux mafieux pour drainer des jeunes radicalisés ou marginalisés.
  • Violence stratégique : emploi d’actes spectaculaires pour déstabiliser les institutions et instaurer un climat de peur.
  • Territorialité : contrôle conjoint d’espaces urbains où s’entremêlent criminalité et radicalisation.
Aspect Criminalité Organisée Terrorisme Synergie
Objectif Profit financier Changement politique Contrôle et déstabilisation
Moyens Extorsion, trafic Attentats, propagande Violence et influence
Mode opératoire Secret et discrétion Spectaculaire et médiatique Méthodes croisées